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Divertissement Limousin

Dans cette rubrique on discute autour des trains réels des infrastructures, et de tout ce qui touche au monde ferroviaire à l'échelle 1:1 !

Re: Divertissement Limousin

Messagepar c.delarnaque » 25 Juin 2021, 20:37

Les équipes de conduite attendent la fin des opérations de raccordement sur la rame :

(87) Attente fin de raccordement.JPG
(87) Attente fin de raccordement.JPG (278.81 Kio) Consulté 5283 fois

Le train est de nouveau refoulé en sortie de gare côté Ussel :

(88) Refoulement rame direction Ussel.JPG
(88) Refoulement rame direction Ussel.JPG (401.38 Kio) Consulté 5283 fois

Avant de revenir sous gare par la voie en direction de Limoges, caisse à combustible de la 141 TD 740 en AV :

(89) Caisse à combustible en AV.JPG
(89) Caisse à combustible en AV.JPG (314.91 Kio) Consulté 5283 fois

Pour compléter son plein en eau, la 141 TD 740 doit s'arrêter au droit de la grue hydraulique. Anticipant le positionnement afin de guider au mieux le mécanicien pour stopper la machine, le chauffeur veille attentivement. Une erreur d'appréciation serait du plus mauvais effet en public, et toucherait peut-être l'amour propre de l'équipe :

(90) Chauffeur attentif à l'arrêt.JPG
(90) Chauffeur attentif à l'arrêt.JPG (270.5 Kio) Consulté 5283 fois

Il s'agit de cibler au mieux l'emplacement de l'arrêt pour le ravitaillement en eau (trappe de soute à eau de la loco et manche à eau de la grue). Même s'il existe une marge de manœuvre (rotation de la grue), l'expérience et le savoir faire assurent le succès de l'opération. Les bras ne manquent pas, chacun à son poste :

(91) Arrêt grue à eau.JPG
(91) Arrêt grue à eau.JPG (308.26 Kio) Consulté 5283 fois

Remise à niveau des réserves dans les soutes à eau :

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(92) Appro en eau.JPG (309.61 Kio) Consulté 5283 fois

L'opérateur au volant d'ouverture du débit de la grue s'écarte de la douche :

(93) Appro en eau.JPG
(93) Appro en eau.JPG (317.28 Kio) Consulté 5283 fois


(94) Quelques fuites.JPG
(94) Quelques fuites.JPG (217.72 Kio) Consulté 5283 fois

Le plein d'eau effectué, l'arrivée d'eau peut être fermée et la grue hydraulique va retrouver sa position, parallèle à la voie (pour ne pas engager le gabarit des circulations) :

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(95) Soutes pleines.JPG (213.58 Kio) Consulté 5283 fois

17 h 24, le temps se couvre, les nuages s'amoncèlent et l'orage menace au loin :

(96) Menace orage.JPG
(96) Menace orage.JPG (284.32 Kio) Consulté 5283 fois

Avant l'heure du départ, le mécanicien de la 141 TD 740 fait part de ses craintes : "on va se mouiller avant Limoges, c'est sûr", "pourvu que la foudre ne touche pas les installations de télécommandes de la ligne et nous laisse renter" :

(97) Attente au départ.JPG
(97) Attente au départ.JPG (121.66 Kio) Consulté 5283 fois

L'attente, l'heure avancée dans la journée, mais surtout les premières gouttes ont raison d'une bonne partie des visiteurs qui désertent le quai. Signal au vert, coups de sifflets et départ à l'heure à 17 h 37 :

(98) 17 h 37 Départ.JPG
(98) 17 h 37 Départ.JPG (258.18 Kio) Consulté 5283 fois

Le train quitte la gare d'Eymoutiers pour rentrer dans le tunnel de Toulondit et regagner Limoges :

(99) Trajet retour.JPG
(99) Trajet retour.JPG (170.91 Kio) Consulté 5283 fois


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(100) Trajet retour.JPG (172.53 Kio) Consulté 5283 fois


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(101) Trajet retour.JPG (150.97 Kio) Consulté 5283 fois


(102) Trajet retour.JPG
(102) Trajet retour.JPG (149.55 Kio) Consulté 5283 fois

Les fumées d'échappement et la vapeur se mélangent au gris du ciel, l'orage éclate et la rame brille sous la pluie avant de disparaître :

(103) Trajet retour.JPG
(103) Trajet retour.JPG (169.53 Kio) Consulté 5283 fois


(104) Trajet retour.JPG
(104) Trajet retour.JPG (289.68 Kio) Consulté 5283 fois


(105) Trajet retour.JPG
(105) Trajet retour.JPG (319.56 Kio) Consulté 5283 fois

Un grand bravo et merci encore aux passionnés du CFTLP pour leur disponibilité en expo malgré le temps de préparation en amont, leur travail de restauration et les bons moments qu'ils offrent au travers des circulations. Prochaine sortie le 14 Juillet prochain, avec le même programme sur le plateau de Millevaches. Chose que je n'ai pas faite au cours de cette journée :mrgreen: , la prochaine fois j'essaierai de prendre quelques photos en cabine de la 140 C 38 (Ben oui, la tenaille quoi, hein Tassin?).

Cordialement,
C. Delarnaque
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Re: Divertissement Limousin

Messagepar gbaussart » 26 Juin 2021, 12:06

Ma zéte, ça c'est du reportage :ugeek: que je regarderais à 2 fois.

J'ai appris aussi que la "TD" a été fabriqué chez "mi".
En même temps, j'ai observé la photo montrant l'implantation du signal avant l'entrée du tunnel.
Cela prouve que j'étais dans le vrai par rapport à mon réseau. Certains détails de cette gare vont m'aider.

En tout cas merci bien mon ami.

Guy.b
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Re: Divertissement Limousin

Messagepar c.delarnaque » 26 Juin 2021, 21:12

Bonsoir Guy,

Content que le résumé de la journée te plaise. La moindre des choses était de présenter un topo correct pour mettre en valeur le sacré travail de l'association Conservatoire Ferroviaire Territoires Limousin Périgord.
Je me doutais bien un peu que tu étais du Nord (tu dis "ouagon" quand nous parlons de "vagon" :lol: ), mais si au nord que ça :o, je ne pensais pas ! En tous cas, les gars "de ch'Nòrhd" ont construit une sacrée belle bécane.

Amitiés, mon Ami.
C. Delarnaque
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Re: Divertissement Limousin

Messagepar gbaussart » 27 Juin 2021, 07:45

Tu connais bien, il y a la langue d'Oc et la langue d'Oil, le Nord face au Sud.
Après, étant natif de Valenciennes,
j'ai connu l'activité ferroviaire SNCF et HBNPC dans cette localité ainsi que ses constructeurs, ANF Industries, la Franco-Belge
Alstom puis Bombardier.
La ville organisait une exposition ferroviaire dans sa gare avec la présence de tous types de matériels
pour le réseau interne et à l'exportation.
Mais ça, c'était avant.

Guy.b
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Re: Divertissement Limousin

Messagepar mais37 » 13 Juillet 2021, 23:52

Superbe reportage C.Delarnaque, franchement top, toujours aussi précis!!
Marrant de voir aussi les vieux véhicules routiers !!
Merci à toi, car c'est du boulot!!
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Re: Divertissement Limousin

Messagepar c.delarnaque » 15 Juillet 2021, 09:17

Salut à tous,

Merci Maïs37. Impossible de faire moins bonne prestation :oops: , il faut bien justifier le salaire :lol: . Hier, mercredi 14 Juillet 2021, le CFTLP en partenariat avec l'association "Auto Rétro Limousin" rééditait la circulation en double traction vapeur sur le trajet Eymoutiers – Bugeat (et retour) avec présentation de véhicules anciens. Météo maussade digne d'un mois de Novembre, temps gris et fréquentes averses pluvieuses, température sous abri (on ne dira pas à l'ombre faute de soleil) de 14 ° - mais l'altitude de la gare n'y est peut-être pas étrangère :

(1) Altitude BV Bugeat.JPG
(1) Altitude BV Bugeat.JPG (470.32 Kio) Consulté 5103 fois

Les vieilles voitures arrivent les premières à Bugeat et se positionnent sur la place de la gare. Au cours de son voyage de noces en Pologne, André Citroën retrouve un de ses parents qui a conçu des engrenages à chevrons pour ses minoteries. De retour en France, Citroën dépose le brevet et ouvre peu après un atelier dans le faubourg Saint-Denis à Paris. Lorsqu'il aborde la production automobile en 1919, il choisira comme emblème un double chevron en rappel de sa première aventure industrielle. Le 18 Avril 1934, à une époque où quasiment toutes les voitures étaient des propulsions AR, Citroën présente l’une des toutes premières automobiles à roues avant motrices. Ce premier modèle de la Citroën 7 (en raison de la puissance fiscale de 7 CV) connu sous le nom de code 7A (que l'histoire rebaptisera "Traction Avant") développe 32 CV pour une vitesse maxi de 95 km/h. Arrêt de la production d'Octobre 1941 à Juin 1945. Suite à l'évolution successive des versions, la série 11BL redémarre lentement après guerre avec des pièces stockées, et sous un aspect quasi identique aux modèles 1940 :

(2) Citroën Traction 11.JPG
(2) Citroën Traction 11.JPG (434.41 Kio) Consulté 5103 fois

Seule différence, l'emboutissage de la lunette arrière ne présente plus de pliure, la presse ayant été détruite lors d'un bombardement. C'est une méthode infaillible pour différencier les Traction avant et après-guerre. La Citroën Traction 11 BL de 1956 (11 pour CV, B = berline et L = légère) 4 cylindres en ligne, est une version élargie de 12 cm et allongée de 20 cm sur la base d'une Traction 7 :

(3) Citroën Traction 11.JPG
(3) Citroën Traction 11.JPG (257.08 Kio) Consulté 5103 fois

Le motif décoratif sur la calandre (en laiton chromé) s'appelle un sélectus :o :

(4) Sélectus Citroën Traction 11.JPG
(4) Sélectus Citroën Traction 11.JPG (352.58 Kio) Consulté 5103 fois

La Mercédès Benz 190, berline 80 Ch de 1964 :

(5) Mercédès 190.JPG
(5) Mercédès 190.JPG (347.77 Kio) Consulté 5103 fois

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(6) Mercédès 190.JPG (332.95 Kio) Consulté 5103 fois

Et une Mercédès Benz 280 SL : cabriolet de 1983. Série R107, propulsion AR, essence, boîte de vitesse manuelle à 5 rapports :

(7) Mercédès 280 SL.JPG
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(8) Mercédès 280 SL.JPG
(8) Mercédès 280 SL.JPG (408.62 Kio) Consulté 5103 fois

A suivre.

Cordialement,
C. Delarnaque
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Re: Divertissement Limousin

Messagepar c.delarnaque » 16 Juillet 2021, 08:38

Présentée en Avril 1955 au Trocadéro (la même année qu’une certaine Citroën DS), la Peugeot 403 prend le contre-pied de la Citroën avec des formes rassurantes, des solutions techniques éprouvées, de quoi plaire à une clientèle traditionnelle peu avide en nouveautés :

(9) Peugeot 403.JPG
(9) Peugeot 403.JPG (347.05 Kio) Consulté 5078 fois

Le coupé 2 places Porsche 914 (1969/1796), 11 CV, boîte de vitesse manuelle à 5 rapports, moteur en position centrale AR :

(10) Porsche 914.JPG
(10) Porsche 914.JPG (384.96 Kio) Consulté 5078 fois

Comportement routier "délicat" pour cette berline 4 portes et moteur AR (commercialisée à partir de 1956). Elle est baptisée Dauphine car la "Reine" des ventes à l'époque est la Renault 4 CV. Moteur essence 30 Ch, batterie 6 Volts, boîte de vitesse manuelle à 3 rapports (seconde et troisième synchronisées), vitesse maxi 110 km/h, consommation environ 6,5 litres/100 km, pneus 135 x 380. Renault Type R1090 de 1958 :

(11) Renault Dauphine.JPG
(11) Renault Dauphine.JPG (372.86 Kio) Consulté 5078 fois

Lancée en Juin 1962, la Renault 8 est l'une des premières voitures françaises équipée de 4 freins à disques. Le public pense qu'elle est destinée à remplacer la Dauphine, mais en fait les 2 modèles cohabiteront sur le marché jusqu'en 1968. 44 Ch, boîte de vitesse manuelle à 3 ou 4 rapports (première non synchronisé) ou automatique en option :

(12) Renault 8.JPG
(12) Renault 8.JPG (415.91 Kio) Consulté 5078 fois

La R4 est la première berline break au monde à posséder quatre portes, mais aussi la première voiture de tourisme Renault à traction avant. Couramment appelée 4L, la R4 est présentée le 21 septembre 1961 au Salon international de l'automobile de Francfort. Elle est initialement commercialisée en quatre versions : la R4, la R4 L, la R4 L Super Confort et la R3 à l'équipement minimal – sans troisième vitre latérale derrière les portes passagers – (modèle rapidement abandonné). Un gala en l'honneur des nouvelles "quatre" suivra le 4 octobre au Palais de Chaillot à Paris. Puis le salon de l'automobile de Paris ouvre ses portes le 6 octobre et marque les débuts officiels de la R4 en France. Elle est présentée au public avec une opération de lancement unique : 200 Renault 4 sont exposées dans la rue, en marge du salon de l'automobile et mis à disposition des automobilistes. Grâce à cet événement "Prenez le volant!" plus de 60.000 parisiens découvrent les qualités d'un modèle bientôt emblématique. 8 135 424 exemplaires de R 4 sont sortis des chaînes en 31 ans de production (fabriquée dans 28 pays de 1961 à 1992) et vendue dans plus de 100 pays. Ici la version GTL Clan 1987/1993 (34 Ch, 4 CV) :

(13) Renault 4 GTL Clan.JPG
(13) Renault 4 GTL Clan.JPG (303.26 Kio) Consulté 5078 fois

On pourrait croire la Rambler tout droit sortie d'une chaîne de montage américaine, mais le losange sur la calandre (côté passager) est bien le sigle d'une marque nationale Française. De fait la Rambler est le fruit d'un accord signé entre Renault et American Motors Corporation en 1961, ce qui conduira à la commercialisation de l'AMC Pacer en France dans la fin des années 1970 puis à la commercialisation de la Jeep CJ-7 puis la Wrangler :

(14) Renault Rambler.JPG
(14) Renault Rambler.JPG (366.28 Kio) Consulté 5078 fois

Assemblées dans les usines Renault de Haren en Belgique et produites entre 1962 et 1967, les Rambler sont vendues à seulement 4000 exemplaires en France. Il faut dire que cette grosse berline coûtait cher à l’achat (21 900 francs avec option boîte automatique), mais aussi cher en vignette : née à 18 CV, elle finira sa vie à 22 CV. (D'autres Renault Rambler, les Classic et Ambassador, ont été produites par IKA Renault en Argentine dans l'usine Santa-Isabel de Córdoba jusqu'en 1972) :

(15) Renault Rambler.JPG
(15) Renault Rambler.JPG (324.97 Kio) Consulté 5078 fois

Sous ses airs de belle américaine, le modèle présent à Bugeat dispose des 140 Ch de son moteur 6 cylindres associé à une boîte automatique 3 rapports pour atteindre les 160 km/h maxi. (22 CV fiscaux, réservoir 72 litres, carburant essence, poids 1,3 t, long 4,96 m – 4,80 m pour la Citroên DS 19) :

(16) Renault Rambler.JPG
(16) Renault Rambler.JPG (385.96 Kio) Consulté 5078 fois

Caractéristiques plus modestes pour cette Siata Spring italienne (37 Ch, moteur 4 cylindres, boîte de vitesse manuelle à 4 rapports synchronisés, 125 km/h environ, poids 615 kg, long 3,457 m). Créée en 1926 par Giorgio Ambrosini , la société SIATA, acronyme de "Società Italiana Applicazioni Tecniche Auto-Aviatorie" (Société Italienne Applications Techniques Automobiles et Aviation), était un petit constructeur italien d'automobiles.
L'imposante calandre chromée verticale est purement factice, n’ayant qu’un rôle purement décoratif. Ce qui est assez normal étant donné que ce petit cabriolet reprend l'ensemble châssis/motorisation ainsi que la plupart des organes de la Fiat 850. Elle hérite donc aussi de l’architecture mécanique, c’est-à-dire d'un moteur placé en porte-à-faux à l’arrière. De 1967 à 1970, environ 3 500 exemplaires de la Spring sortirent des ateliers de Siata à Turin avant que les difficultés de plus en plus grandes rencontrées par l’artisan-constructeur n’oblige finalement celui-ci à en interrompre la production en 1970 :

(17) SIATA Spring.JPG
(17) SIATA Spring.JPG (344.64 Kio) Consulté 5078 fois

En juillet 1954 (avec effet au 1er décembre 1954), Simca rachète Ford S.A.F (Ford Société Anonyme Française) et s’approprie ainsi son usine de Poissy. Tandis que le groupe Ford, déçu par les résultats de son activité en France, se recentre sur ses filiales en Allemagne de l'Ouest et en Grande Bretagne, Simca récupère la toute nouvelle gamme Vedette millésime 1955, conçue par Ford dans son siège de Dearborn (Michigan USA), pour remplacer le premier modèle Vedette lancé en 1948, ainsi que le réseau de concessionnaires Ford S.A.F.
Simca (acronyme de "Société industrielle de mécanique et carrosserie automobile") était à l'origine une firme automobile franco-italienne créée par Fiat (Fabbrica Italiana Automobili Torino – ou en français Fabrique italienne d'automobiles de Turin) pour produire en France des véhicules sous licence, vendus sous la marque Simca-Fiat de 1935 à 1938, puis sous la seule marque Simca. Ce procédé a permis à Fiat de vendre ses modèles sur le territoire français sans payer de taxes d'importations et de droits de douane, car Simca était une entreprise basée en France et qu'il n'existait pas, à l'époque, de politique de libre-échange entre les deux pays.
En 1957, la gamme est remaniée, et en 1958, apparaît la Simca Présidence.
Cette voiture est en quelque sorte la réponse de Simca à la Citroën DS lancée en 1955. Et c’est sur la base de la Chambord que ce modèle est décliné, en reprenant sa mécanique, un V8 Ford développant 84 Ch, équipé de série d’un overdive automatique, le "Rushmatic" qui permet de disposer d’une quatrième vitesse surmultipliée. Côté carrosserie, extérieurement, la Présidence était reconnaissable au premier coup d’œil grâce à sa roue de secours apparente à l'AR sous un cache métallique fixée verticalement à l’extérieur du coffre et par ses deux sorties d'échappement débouchant symétriquement des butoirs de pare-chocs. Quant à la peinture, seul le noir fut proposé dans le catalogue :

(19) Vedette Présidence.JPG
(19) Vedette Présidence.JPG (377.47 Kio) Consulté 5078 fois

L’habitacle quant à lui est disponible en deux variantes, la première, dite "classique", offre deux banquettes et une séparation chauffeur, et la seconde, nommée "Grand Tourisme", se dote de sièges avant séparés. Mais au prix de 1.624.850 francs à sa sortie en 1958, soit moitié plus cher qu’une Chambord, la Présidence a du mal à se vendre. Au final, 1.570 exemplaires furent réalisés jusqu’en 1961 (seules sept unités sont produites à la semaine). Transmission par propulsion (AR), moteur V 8, essence, poids 1,3 t, long 4,92 m, 110 km/h :

(18) Vedette Présidence.JPG
(18) Vedette Présidence.JPG (378.9 Kio) Consulté 5078 fois

Plus le temps d'échanger avec les amateurs d'autos anciennes ni d'admirer les MG, Triumph et autres Austin, des coups de sifflets indiquent l'arrivée des machines à vapeurs :

(20) Arrivée train vapeur.JPG
(20) Arrivée train vapeur.JPG (251.29 Kio) Consulté 5078 fois



A suivre.
Cordialement,
C. Delarnaque
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Re: Divertissement Limousin

Messagepar papy49 » 16 Juillet 2021, 13:52

Une fois de plus c est énorme et follement documenté
Bravo M Delarnaque
Et Merci
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Re: Divertissement Limousin

Messagepar gbaussart » 16 Juillet 2021, 20:03

Ce n'est pas pour rien qu'il s'appelle "MAITRE ... " .

Salutations à toi mon ami.
Guy.b
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Re: Divertissement Limousin

Messagepar c.delarnaque » 17 Juillet 2021, 07:34

Merci les amis :oops: . En fait Guy, je suis quand même au-dessus du Maître puisque je fait 1,70 m, mais d'autres sont bien plus grands que moi :lol: . La suite de la journée. Le train s'immobilise à quai. Le temps que les 230 /250 voyageurs descendent de voitures, les opérations bien rodées des préparatifs du trajet retour se mettent en place : dételage de la rame et, par anticipation mise en place des feux de fin de convoi sur le fourgon qui se trouvera en queue. Dans le même temps, un agent SNCF, accompagné d'un membre du CFTLP, déverrouille les commandes manuelles du PN et informe la permanence par téléphone de service tandis qu'un autre se dirige vers l'aiguille pour la basculer à pied d'œuvre.

(21) Arrêt en gare.JPG
(21) Arrêt en gare.JPG (267.46 Kio) Consulté 5069 fois

La 140 C 38 est issue d’une série de 340 locomotives construites entre 1913 et 1920. Ces machines sont originaires du réseau des chemins de fer de l’ETAT où les 70 premières locomotives construites en France sont mises en service en 1913. L’armée française, ayant retenu ce type de locomotives pour la traction des pièces d’artillerie lourdes sur voies ferrées (ALVF) en commande 70 exemplaires, construites en Grande Bretagne et livrées en 1916 et 1919. Après le conflit, l’armée n’ayant plus besoin de ces machines, celles-ci furent vendues pour moitié aux chemins de fer de l’EST et à celui du PLM.

(22) Attente manoeuvre.JPG
(22) Attente manoeuvre.JPG (275.79 Kio) Consulté 5069 fois

Les barrières du PN s'abaissent, et les locomotives dépassent l'aiguille en sortie de gare direction Ussel. toute l'équipe du CFTLP, soucieuse de la sécurité des visiteurs lors du mouvement des machines, veille aux déplacements des photographes amateurs et du public familial.

(23) Manoeuvre.JPG
(23) Manoeuvre.JPG (256.98 Kio) Consulté 5069 fois

Les machines rebroussent sur la voie en direction de Limoges, toujours sous vigilance active pour faire respecter les règles de sécurité.

(24) Manoeuvre changement de bout.JPG
(24) Manoeuvre changement de bout.JPG (235.96 Kio) Consulté 5069 fois

(25) Manoeuvre changement de bout.JPG
(25) Manoeuvre changement de bout.JPG (219.46 Kio) Consulté 5069 fois

Après un retour sur la voie voie direction Ussel, les machines s'avancent pour se mettre à nouveau en tête de la rame. La 140 C 38 fait partie du lot de 70 machines commandée par le ministère des armées. Elle est construite en 1919 en Grande Bretagne par la société Vulcan Foundry sous le numéro 3237. Arrivée en France elle est mise en service par les chemins de fer de l’ETAT mais revendue en 1924 aux chemins de fer du PLM et affectée au dépôt de Montargis où elle prend le numéro 140 K 3. En 1941, elle est réquisitionnée et envoyée en Allemagne pour les besoins des chemins de fer allemand. Elle est retrouvée garée à Bonn en juillet 1950 puis rapatriée et affectée la même année au dépôt de Châlons sur Marne sous le numéro 140 C 38. En 1951 elle subit une G.R. (Grande Révision) aux ateliers d’Epernay puis elle est mutée au dépôt de Vaires en région parisienne. En 1962 elle est mutée à Hausbergen, en 1963 au dépôt de Noisy le Sec et le 4 mars 1968, au dépôt de Chalindrey pour être mise à disposition des CFTA à Gray.

(26) Manoeuvre pour mise en tête.JPG
(26) Manoeuvre pour mise en tête.JPG (299.99 Kio) Consulté 5069 fois

Quelques difficultés pour rejoindre un meilleur endroit de prise de vue, le public est nombreux. Le train va maintenant refouler en direction d'Ussel pour se remettre à quai sur la voie de Limoges.

(27) Mise en tête.JPG
(27) Mise en tête.JPG (180.55 Kio) Consulté 5069 fois

Nappe tricolore de sortie pour le verre de l'amitié prévu par la Municipalité. Petits gateaux et rafraichissements sont servis par les élus.

(28) Verre de l'amitié.JPG
(28) Verre de l'amitié.JPG (262.03 Kio) Consulté 5069 fois

L'équipe de l'association prévient les voyageurs à la cantonnade de regagner le quai central pour le retour sur Eymoutiers. Les visiteurs concernés traversent les voies sous la vigilance du contrôleur CFTLP.

(29) Passagers.JPG
(29) Passagers.JPG (263.95 Kio) Consulté 5069 fois

Des photographes amateurs mêlés aux passagers ont entrainé dans leur sillage des visiteurs hollandais qui ont visiblement mal interprété le mouvement de foule. Avec une volonté manifeste de rendre service, plusieurs régionaux expliquent la finalité du déplacement aux touristes non francophones. L'anglais scolaire n'étant qu'un lointain souvenir pour certains "locaux", c'est finalement à grand renfort de gestes joints à la parole que passe la compréhension.

(30) Passagers.JPG
(30) Passagers.JPG (286.04 Kio) Consulté 5069 fois

Le 20 novembre 1975, la 140 C 38 effectue son dernier train entre Gray et Chalindrey ; ce sera le dernier train d’une locomotive à vapeur SNCF en service commercial. En décembre 1978, elle est confiée par la SNCF à une association de modélistes de Caen. Le 2 mai 1996, le CFTLP rachète cette locomotive à la SNCF ; transportée par voie routière, elle arrivera en gare de Limoges Montjovis le 27 juin 1996.

(31) Départ.JPG
(31) Départ.JPG (246.06 Kio) Consulté 5069 fois

Le convoi s'élance vers Eymoutiers son prochain arrêt.

(32) Feux fin de convoi.JPG
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(33) Dernières traces.JPG
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Cordialement,
C. Delarnaque
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